Bio

Françoise PUJOL,
piano, voix, compositions,

Artiste multiple,
qui a autant visité les voies sacrées de Bach,
que celles du blues, du jazz fusion, ou du slam.
Après un sérieux parcours dans le domaine de la musique classique,
( prix international et CA de piano)
elle fait une surprenante entrée dans celui du jazz,
(1er prix de soliste (à la Défense), 1ère femme de l ONJ (Orchestre National de Jazz),
appelée par Richard Bona, télévisée à New York…);
jusqu’à figurer en finale nationale de slam.
et l’on va naturellement retrouver dans ses musiques, les couleurs de toutes les affinités,
inspirations, rencontres, qui ont jalonné sa vie, et fait d’elle cette personnalité singulière.

– naît à Marseille, un 28 février, comme Marcel Pagnol.
Elle sait très tôt en entendant jouer les orgues à l’église, qu’elle sera musicienne.
et pour elle, Beethoven, est aussi sacré que Miles Davis, Led Zeppelin,
Léo Ferré, ou Abd Al Malik.
Elle commence le piano à 5 ans, parce qu’il y en a un chez elle.
Aujourd’hui, elle jouerait aussi du trombone, du basson, et de la guitare électrique;
des instruments transportables, faciles à adapter à tous les styles et tous les orchestres,
et dont on peut faire vibrer les notes longtemps.
– à 7 ans elle remporte le titre de ” Chevalier ” au concours national du ” Royaume de la
Musique “, puis obtient une médaille d’or à 16 ans au conservatoire.
Elle arrive à Paris à 18 ans, où ses grands maîtres en piano classique seront,
Pierre Sancan, Jean Micault, et Raphael da Silva (assistant de Claudio Arrau);
dans le jazz, Bernard Maury, Martial Solal; et André Gide, Henry Miller,
Toni Morisson, Pierre Dac, … pour le verbe et ses 1000 façons de le conjuguer.

peut être parce qu’elle a grandi dans une famille où l’on affectionnait autant Baudelaire
que Desproges, en tout cas, après des études supérieures dans la musique et le piano
classiques, elle se lance dans l’écriture d’un spectacle de chansons et sketches,
” Will & Toc “, en duo avec une amie, qui rencontre un certain succès.
– mais être privée de cette partie si importante de la musique (le répertoire symphonique),
et ne pas pouvoir jouer, au moins les 9 symphonies de Beethoven, et le Boléro de Ravel,
lui manque douloureusement.
c’est dans le Choeur de l ” Ensemble Bach de Paris “, (dir : Justus von Websky, disciple du
chef d’orchestre Eugène Jochum), qu’elle va, sinon combler ce manque, du moins
expérimenter la musique dans une dimension orchestrale d’une autre envergure.
pouvoir alors chanter les ” Passions ” (St Jean, St Matthieu), et la ” Messe en si Mineur “
de Jean Sébastien Bach dans tout Paris, va être une joie indescriptible pour elle pendant
5 ans. elle trouvera aussi dans cette expérience, et dans ce chef d’orchestre (qui réussit à
faire ” pulser ” les fugues de Bach avec un choeur de 250 amateurs !…), la profondeur,
la plénitude, la puissance sonore, qui lui manquaient; dont elle avait eu un avant goût
entre 14 et 18 ans, lorsqu’on lui avait confié les claviers d un ” Cavaillé – Coll “
(grandes orgues), dans le sud de la France.
– mais cela ne serait pas complet pour elle sans le jazz !
Elle s’inscrit alors au ” CIM “, l’école de jazz de Paris, puis elle rencontre le pianiste et
compositeur de jazz Martial Solal, qui reconnaît en elle un ” solide tempo “,
et une réelle originalité dans ses compositions.
– c’est dans un de ses nombreux voyages en Allemagne, pays où elle se produira le plus,
qu’elle rencontre le ” MC ” (maître de cérémonie) Alfred Mehnert, et le ” DJ ” Shantel;
les entendre, va lui révéler sa passion des mots, et c’est tout naturellement dans ce milieu
” Underground Allemand “, qu’elle aimera, seule en scène et sans clavier, éprouver ses
textes, et se remettre en danger, jusqu’au défi des ” Battle “, (autrefois ” joutes verbales “).
elle reste trés marquée par le film ” RIZE ” de David la Chapelle (l’incarnation des mots
par la danse); et par les voix, les univers, et les performances déjà ” slam – rap “,
” poético – rebelle “, des comédiens Philippe LEOTARD, et Richard BOHRINGER.
– puis, après un an de tournée avec l’ONJ (Orchestre National de Jazz),
elle rencontre le grand bassiste – chanteur camerounais Richard BONA,
qui l’invite à se produire avec lui plusieurs mois, et la suivra jusqu’à l’enregistrement de
son premier album éponyme : Françoise Pujol, sorti chez ” Night & Day “.
la collaboration avec ce musicien hors pair, va être un soutien majeur pour elle,
dans l’ancrage de ses premières compositions.
– à la même époque, elle rencontre Jon Hammond, musicien et homme de télévision
américain, qui deviendra son ” agent informel “, la filmera et diffusera des années durant,
dans son ” Jon HAMMOND TV Show ” de New York. il lui permettra aussi une véritable
entrée en Allemagne, en lui organisant un concert en trio au ” BrotFabrik “, avec présence
des médias; puis lui ouvrira d’importants contacts au sein de la ” Musik Messe ” (plus gros
salon mondial de la musique), où à plusieurs reprises elle se produira pour promouvoir
les claviers digitaux ” Hammond – Suzuki “.
– Dans les années 2000, Françoise Pujol se rapproche du milieu blues rock de St Ouen,
(nord de Paris), où la pratique profonde et assidue du blues, grâce à de nombreuses
” jam session ” (scènes ouvertes), avec des musiciens tels que Boney Fields, Lucky
Peterson, Miky Finn,… lui permettent de ” retourner à l école “.
– après une certaine interruption (apprend par hasard… qu’elle est adoptée; s’ensuit une
longue période de recherches personnelles), l’inspiration et les concerts reviennent.
d’abord à Paris : ” Café Universel “, ” Flèche d’Or “, ” Babilo “, ..
puis à New York, où elle reçoit 3 invitations :
– 1 – le ” WMC ” (Williamsburg Music Center) club du prodigieux Gerry Eastman,
guitariste – compositeur, et longtemps bassiste du grand saxophoniste Archie SHEPP.
– 2 – le Centre Culturel ” SGI – NY – Center “, dans le cadre des ” Concerts pour la Paix “.
– 3 – la ” Papesse du Jazz New Yorkais “, Madame Cobi NORITA, que lui présente Jon
Hammond, l’invite à se joindre à un ” Concert Hommage au 11 septembre “,
(Tribute to 9 / 11), au ZEB’S du guitariste Saul RUBIN.
à cette occasion, Françoise PUJOL invite sa formation d alors,
à partager son aventure américaine.
puis, pour tenter de rattraper ses années d’interruption, elle auto – produit son deuxième
album, ” LUMEN ” (bientôt en ligne), enregistré avec Linley MARTHE à la basse
électrique, Paco SERY à la batterie, Olivier AJAVON à la guitare électrique, …
– c est grâce au soutien de la Fondation ” Inter Fréquence ” (Fondation sous l égide de la
Fondation de France), qu’elle peut donner une première existence à son deuxième album,
encore en recherche de production et de label.
– dans le cas où sa longue absence lui aurait fait douter de la légitimité de son retour,
voilà ce qu’elle s’entend dire par ces deux musiciens d exception :

– ” j’ai joué avec deux femmes dans ma vie Françoise : Nina Simone, et toi. “
– Paco Sery, batteur, arrangeur, compositeur –
– ” je connais ta musique par coeur Françoise “.
– Linley Marthe, bassiste, arrangeur, compositeur –

– quelques enregistrements et participations dans les cds suivants :
” ONJ 91 “; ” Renaud Live à la Mutualité “; ” Safar ” Steve Shehan ; ” DJ Shantel ” =
” Club Guérilla “; ” Font & Val ” (Charlie Hebdo) au Casino de Paris (Liberté, Egalité, vos
papiers); ” Love Trip ” (Sony / Tréma compilation); ” Frioul – Séoul ” (musiques de F.Pujol,
pour le spectacle ” Ropedancing “) au Musée d Art Moderne de Séoul.

MERCI à tous ceux qui m’ont accompagnée dans ce parcours musical,
long, coûteux, et sans garantie de résultat; à commencer par mes parents,
et mon parrain (G(aspard) P(roust) évidemment…).
merci aussi à toutes ces choses et découvertes indéfinissables, qui, mises bout à bout,
me procurent aujourd’hui, un profond sentiment d’accomplissement et de liberté.
c’est en composant ma musique que ma vie a changé.
et le regard des autres avec.
créer sa propre identité artistique,
accoucher en quelque sorte de soi même,
n’est – ce – pas une des aventures les plus palpitantes de la vie ?
surtout si l’on vous reconnaît et apprécie pour cela ?
j’aurais trouvé dommage de passer à coté d’une telle expérience.
Avec mon deuxième album, LUMEN, je pense avoir une vraie place à défendre dans le
panorama de la scène musicale actuelle; de couleur plutôt jazz – rock, mais sans doute
aussi imprégné de tout ce qui me constitue : mes origines multiples (provençales, italo –
espagnoles, juives, polonaises); mes affinités cinématographiques, musicales, littéraires,…
Après 25 ans dans le monde de la musique classique, puis 15 dans celui du jazz,
ce n est qu’en pénétrant celui des blues – men et des rocker, que je me suis enfin sentie
” chez moi “. oui je reste à ce jour, totalement émerveillée d’entendre un homme chanter
un blues (musique pour moi la plus difficile au monde),
qui plus est pour 3€ la bière !…

s’il fallait absolument me définir ?..
je suis une musicienne, polyvalente ? atypique ? inclassable ? …
suis – je pour autant condamnable de me sentir aussi proche de Beethoven,
que de Jeff Beck (Emotion & Comotion) ?, que de Martial Solal ? (ses deux concertos
pour piano sont magistraux !), que de MC Solar ?, que du ” No Smoking Orchestra “
d’ Emir Kusturica ?, que de Robert Plant ?, d’Ivan Lins ?, de Rachid Taha ?…
ou de Paloma Pradal ?!…
mes nombreux voyages m’ont permis de découvrir que ma diversité était une richesse.
vous l’aurez compris, je ne ressens pas le monde comme une division,
et je ne sais être que moi même.
” tous les autres sont déjà pris “, aurait dit Oscar Wilde.
en tout cas je suis là, et mon envie de jouer est toujours bien présente,
plus que jamais peut être,
je suis prête.

(*) ” Authentique ” ment vôtre,

Françoise PUJOL.

(*) Marcel Pagnol, dans son film ” Jean de Florette “, fait dire à son personnage Ugolin :
– ” moi je cultive les Authentiques “.

Scroll Up